Adoption de la loi "fin de vie"
Adoption de la loi "fin de vie"
Citoyen, je me réjouis du vote de cette loi, attendue depuis longtemps, qui permettra je l'espère de rendre moins rude les derniers moments de nombre d'entre nous.
Je me réjouis également qu'un débat politique et sociétal de qualité ait pu avoir lieu, malgré tous ses méandres, et aboutir, à une période où l'on désespère souvent de notre vie démocratique fragilisée et dénigrée.
Psychiatre, je comprends les nombreux médecins qui se sont inquiétés sincèrement sur les risques induits par ce nouveau droit, notamment le risque réel (par manque de temps ou de ressources en particulier) de ne pas accompagner par tous les moyens les personnes en souffrance sous prétexte qu'elles aient exprimé une volonté d'en finir. La question de la dépression, maladie réversible le plus souvent, se pose notamment avec beaucoup d'acuité dans ce type de situation, et doit être prise en compte.
Mais, malgré tout, le texte adopté par l'Assemblée nationale me semble bien pesé, fixant un cadre et des conditions adéquates, respectueuses des valeurs éthiques.


